Atelier · 8 avril 2026

Sertissage : pourquoi la cote de jupe compte

Un sertissage réussi ne se juge pas à l'œil. Le diamètre de jupe après écrasement est la seule mesure qui distingue un raccord tenu d'un raccord qui lâchera.

Sertir un flexible, c'est écraser une jupe métallique sur l'armature du tuyau jusqu'à une cote précise. Trop peu serré, le raccord glisse sous pression. Trop serré, l'armature est cisaillée et le flexible casse net au ras de l'embout, souvent après quelques semaines.

La cote vient de l'abaque, jamais de l'habitude

Chaque combinaison flexible-embout a sa cote, donnée par le fabricant de l'embout. Elle dépend du type d'armature, du diamètre et de la référence de jupe. Deux embouts d'apparence identique venant de deux fabricants n'ont pas nécessairement la même cote.

Le contrôle

Il se fait au pied à coulisse, sur la partie sertie, en plusieurs points autour de la jupe. La tolérance est de l'ordre de quelques centièmes de millimètre. Un sertissage correct présente des empreintes de mors régulières et une jupe cylindrique, sans renflement en tonneau.

Ce qui trahit un mauvais sertissage

  • du caoutchouc extrudé qui déborde de la jupe : trop de serrage ;
  • une jupe qui tourne à la main sur le flexible : pas assez ;
  • des fils d'armature apparents en bout de jupe : dénudage trop long ;
  • un flexible qui n'entre pas jusqu'à la butée avant sertissage : embout inadapté.

Un flexible serti se repère aussi à sa marque de témoin : un trait tracé au feutre sur la gaine avant insertion permet de vérifier, après sertissage, que le tuyau n'a pas reculé dans l'embout.

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